• Goodstone

A.J FOYT RACING EN NASCAR

A.J Foyt est très certainement l’un des plus grands noms du sport-automobile américain de tous les temps. Connu pour ses performances en USAC (des monoplaces US) et pour son équipe qu’il a fondé au milieu des années 1960, celle-ci a également couru à plein-temps en NASCAR au début des années 2000…et croyez-moi, ce n’était pas glorieux….




Vainqueur des 500 miles d’Indianapolis en 1967, vainqueur aux 24 heures du Mans sur Ford la même année, six fois champion d’USAC, 7 victoires en NASCAR Cup Series dont une aux Daytona 500, double champion de l’International Race of America (IROC) ou encore un trophée aux 24 heures de Daytona : impossible d’énumérer intégralement le palmarès du texan (né en 1935 à Houston) en plus de 30 ans de carrière. Ne lui manquait plus que la Formule 1 pour boucler la boucle…quoique les 500 miles d’Indianapolis figuraient au calendrier F1 jusqu’au début des années 1960, dans l’absolu il a officiellement participé à quelques courses via la mythique épreuve américaine.


Indianapolis 500 1964 (©?)

Mais revenons au sujet : c’est en 1965 qu’il va créer sa propre équipe, qui courra en USAC et quelques fois en NASCAR lors des épreuves les plus importantes. Avec son fondateur au volant, les victoires continuent de s’empiler avec le fameux numéro 14 qui ornent ses monoplaces.


Au milieu des années 1970, Foyt décide de prendre un peu de recul en tant que pilote en ne s’engageant qu’à temps partiel pour mieux se focaliser dans la gestion de son équipe (d’autant plus que notre cher A.J prend de l’âge). Quand le CART devient la série principale des monoplaces aux USA, il signera des petites performances dans cette série ou dans les quelques piges qu’il effectue en NASCAR dans les années 1980…avant de définitivement raccrocher les gants en 1995 !


Une des ultimes courses de NASCAR en tant que pilote pour A.J, à Indianapolis en 1994, à l'age de 59 ans (©NASCAR)

Son équipe, elle, jouera à quelques reprises les premiers rôles en CART à cette période, mais sans jamais être en mesure de jouer le titre. Quand l’Indy Racing League (IRL, série concurrente du CART) apparait en 1996, Foyt s’engage directement dans cette discipline et devient une des forces de ce championnat dès la première année, Scott Sharp remportait le titre des pilotes pour le compte du texan. Si certains mettent en doutent la légitimité de ce titre en raison du niveau nettement moins élevé qu’en CART, force est de constater que le A.J Foyt Racing s’impose en IRL, grâce notamment à Sharp, Billy Boat ou Kenny Brack.


Kenny Brack (#14, en bataille avec Robby Gordon) sera champion IRL en 1999 (©indycarmemories)

Nouveau millénaire, nouvelle donne


Comme on l’a dit précédemment, Foyt a plus d’une fois gouté aux joies du stock-car via la NASCAR, et si il n’a jamais couru à plein temps dans cette série (pas plus que son team), pourquoi ne pas enfin participer pour de bon, d'autant que la série est de plus en plus populaire ? Et c’est parti pour un engagement à partir de 2000, manque plus que le(s) pilote(s), le sponsor et la voiture.


En octobre 1999, tout se décante : le A.J Foyt Racing utilisera des châssis de Pontiac Grand-Prix, les moteurs seront préparés dans les ateliers de David Evans. Le sponsor principal sera la compagnie d’assurances Conseco. Enfin, Terry Wooten sera le chef mécano (ou crew-chief in english) de l’équipe.


Pour le pilote, les noms de Ted Musgrave, Johnny Benson ou de Billy Boat ont circulé, mais ce sera finalement Mike Bliss, champion de la Truck Series en 1999, qui sera au volant, l’annonce a été officialisée en novembre. Maintenant que tous les ingrédients sont réunis, passons à la suite…



©jayski

Considérant que c’est une toute nouvelle équipe sans grosse expérience dans la catégorie principale de la NASCAR (si on excepte ses quelques piges ces vingt dernières années), la principale difficulté viendra des qualifications car avec 50 voitures pour 43 places sur la grille, les chances de rester sur la touche sont assez grandes pour une équipe comme le A.J Foyt Racing, car bon, les moyens sont un peu limitées face aux ogres telles que la Roush Racing ou la Hendrick Motorsports. En plus de cela, le programme en IRL est toujours de la partie, est-ce une bonne idée de se disperser autant ?


Toutefois, Bliss arrivera à arracher une place pour le Daytona 500, manche inaugurale de la saison, et finira 33e le lendemain au volant de la Pontiac à la couleur verte originale représentant Conseco et au fameux #14. Mais après ça, ce seront trois non-qualifications de suite (Rockingham, Las Vegas & Atlanta) qui attendront le team et Bliss est remercié après ceci, en plein mois de mars. Ensuite, c’est au tour de Terry Wooten de prendre la porte le mois suivant, remplacé par Philippe Lopez à ce poste.


Dick Trickle en bataille avec Johnny Benson (©Fuller collections)

Coté pilote, après un court intérim du vétéran Dick Trickle, ce sera Rick Mast, sur la touche après les soucis financiers de la Larry Hedrick Racing en début de saison, qui finira la saison sur la 14. Tout au long de la saison, il signera des bonnes perfs’ en qualifications en se plaçant en moyenne à la 23e place, mais en course, hormis deux top-10, l’ensemble sera bien fade et en plus, 4 autres non-qualifications s’ajoutent au bilan peu positif de cette saison 2000.


A noter qu’une seconde voiture du A.J Foyt Racing a été engagée pour la dernière manche du championnat, avec Larry Foyt, lui-même fils du boss. Ayant aucune expérience dans le monde du stock-car (sinon un départ en ARCA, une série plus qu'inférieure en stock-car US), il n’arrivera pas à se qualifier…


En tout cas, quelques bruits circulaient que Conseco serait mécontent du manque de résultats de l’équipe et réfléchissait à un éventuel retrait à l’issue de l’année. Chose vite balayée lorsque la compagnie d’assurances continue avec l’équipe pour deux saisons supplémentaires.


Pour 2001, il faut relever la barre : Ron Hornaday Jr, double champion de la Truck Series, est nommé dans la #14 et parallèlement à cela, A.J engage une voiture en Busch National Series (la division en dessous) pour Larry. Ce dernier bénéficiera du sponsor Harrah’s, une chaine d’hôtels et casinos, ainsi que des châssis Chevrolet précédemment utilisées par la Richard Childress Racing.


Daytona 500 2001 (©?)

Passons au mois de février: tout commence plutôt bien au Daytona 500 après que Hornaday, évitant le big-one fatal à nombre de favoris au 173e tour, termine 17e d’une épreuve qui s’est terminé de façon tragique (accident mortel de Dale Earnhardt Sr). S’en suit ensuite une 9e place à Las Vegas deux semaines plus tard…et puis plus rien, retour à la réalité pour la #14 qui peinera tout le reste de la saison. Résultat : Philippe Lopez quitte l’équipe et est remplacé par Donnie Brown au poste de crew chief. Inutile de dire que ça ne change pas grand-chose en termes de résultats (deux top-20 lors des 25 dernières courses…), au point que Foyt se demande s’il ne vaut mieux pas acheter des Chevrolet pour l’année prochaine …



©Motorsport.com

En fin de saison, Hornaday échouera même à se qualifier à quatre reprises, dont lors des deux derniers meetings de la saison (Homestead et Atlanta).



Pendant ce temps en Busch Series, Larry Foyt apprend les rudiments de la NASCAR en se distinguant par des performances anonymes (meilleur résultat à Talladega : 13e) et quelques cartons. La seule fois où il se fait « remarquer », c’est à Darlington. Explication : le drapeau jaune a été agité en raison de quelques gouttes d’eaux dues à la pluie. Foyt, alors dans le ventre mou du peloton, reçoit l’autorisation de doubler tous les concurrents pour être dans le même tour du leader. Et là, au même moment, un élément se casse sur la Chevrolet de Steve Park, vire brutalement vers l’intérieur de l’ovale…et c’est là que Foyt surgit pour doubler toutes les voitures




Résultat : deux voitures détruites et surtout, cotes cassés suivi de dommages aux cervicales pour Park, qui le laissera indisponible pour plusieurs mois. Rien de cassé heureusement pour Larry, mais quel terrible coup du sort…

38e au classement final en Cup, Hornaday ne sera pas de la partie pour 2002, au contraire de Conseco qui continuera de sponsoriser la voiture #14. Le programme en Busch Series est toujours maintenu pour 2002, avec la même voiture, le même pilote et le même sponsor.


Atlanta 2001 - Busch Series - Larry Foyt (©jayski)


Les pilotes passent, la charrette trépasse


Pour 2002, il s’agit de véritablement décoller en NASCAR après deux saisons plus que médiocres. Quelques changements sont effectués dans le staff de l’équipe #14 en Cup bien que Brown reste toujours crew-chief. Le nouveau pilote est annoncé assez tardivement, au cours du mois de janvier : il s’agit de Stacey Compton, baroudeur des séries inférieures de NASCAR. Il aura la (lourde) tache de conduire la Pontiac (encore !) #14 verte au sommet, chose difficile…



En fait, non, il s’agit juste d’une routine concernant le A.J Foyt Racing en NASCAR , malgré une très légère embellie au Texas et à Martinsville fin-mars et début avril. S’en suit un énième changement de crew-chief à la même période, Mike Hillman relayant Brown qui tient un autre rôle dans le team (mais lequel ? mystère). Une non-qualification à Sonoma suivi de performances ternes signifie la fin de l’aventure entre Foyt et Compton au soir du meeting de Loudon, début juillet.



Non qualifié à Sonoma (©Sporting News)

Après avoir vainement contacté Hornaday, Foyt propose à un autre baroudeur des séries inférieures de NASCAR, Mike Wallace, de terminer la saison. Mais d’abord, un spécialiste de courses routières est appelé pour Watkins-Glen : PJ Jones, lui-même pilote en CART. Ce dernier réussira à finir quatrième de l’épreuve ! Une sacrée performance et meilleur résultat pour le A.J Foyt Racing depuis leurs débuts à temps-complet !

Après cela, la Pontiac #14 rentre dans le rang, Mike Wallace fera un peu mieux que son prédécesseur (avec une dixième place à Bristol en août), sans non plus casser des briques.


Mike Wallace à Martinsville II (©Sporting news)

En Busch Series, Larry montrera quelques progrès comparé à 2001, en se montrant plus fiable et inscrivant deux top-10 : à Rockingham et lors de la chaotique manche de Talladega (13 voitures ont vu l’arrivée !), et c’est à peu près tout. Il terminera 20e au classement final.


Notons que l’équipe a engagé une seconde voiture en Cup (#50) pour Indianapolis, avec PJ Jones, sans réussir à se qualifier. Larry Foyt a fait plusieurs essais avec la Pontiac de Cup Series, voit-on une idée de son père de le placer dans la division ultime de la NASCAR ?



©NASCAR Paint Schemes/Twitter

En effet : en novembre 2002, A.J Foyt confirme officiellement que son fils Larry roulera en Cup l’an prochain, avec le soutien de Harrah’s. Sur la #14 ou une seconde voiture ?

En fait, le sponsor Conseco va quitter l’équipe à la fin de l’année, terrassé par de grosses difficultés financières et, probablement, lassé de parrainer une équipe à la ramasse depuis leurs débuts. Ce qui fait peu de doute que le A.J Foyt Racing restera avec une voiture pour 2003, donc exit Mike Wallace qui pensait rester…


En décembre, les Pontiac sont définitivement rangées au placard (il était temps...), et Foyt signera avec Dodge pour la saison suivante.



Que dire pour la saison 2003 ? Larry a beau être le fils d’A.J, ce n’est pas un cador dans cette discipline (loin de la), autant dire que les attentes sont basses comparé à 2002, c’est dire. Même le titre du Rookie de l’année sera difficile à atteindre pour Larry vu la concurrence à cette période (disons que les noms principaux coté rookies en 2003 sont Jamie McMurray et Casey Mears)


Larry Foyt en 2003 (©TCU Magazine)

Coté team, la #14 est maintenant décorée d’un jaune-mauve original représentant Harrah’s. Le châssis Dodge Intrepid aura des moteurs issus de la Evernham Motorsports, une des équipes de pointe pour Dodge en NASCAR. Enfin, Mark Green, pilote assidu en Busch Series, servira de coach et conseiller à Larry.



Mais premier souci avant le début de la saison : Mike Hillman quitte l’équipe, remplacé par Butch Lamoureux au poste de crew-chief, vous la sentez mal ce début de campagne 2003 ? Attendez un peu la suite…



Non-qualifié pour le Daytona 500, le pauvre Larry va galérer pendant les premières courses, tant en qualifications qu’en course, au point qu’A.J fera l’impasse sur l’épreuve de Martinsville en Mars pour mieux se focaliser sur le reste des courses. Peine perdue : aucune amélioration n’est visible sur la piste. En prime, la Dodge, tout comme le pilote ne se montre pas fiable sur la durée d’une épreuve (meilleur résultat : 28e à Dover).



Pour le circuit routier de Sonoma, on change la donne : PJ Jones, brillant à Watkins-Glen l’an passé, va conduire la #14 pour ce meeting. Peine perdue, il manquera sa qualification. Si même lui n’a pas fait de miracles avec cette voiture…



Pendant que la saison continue, on assiste à un petit élément curieux : à la veille de l’épreuve de Pocono en juillet, le A.J Foyt team change son numéro de voiture : et voilà la Dodge aux couleurs Harrah’s portant le #50. Pourquoi ce changement qui, sur le papier, parait anodin ? Il semble qu’A.J projette d’engager une seconde voiture pour la course suivante à Indianapolis, et la #14 a déjà usé pas mal de « jokers » avant Pocono, ou de points provisionnels au classement des propriétaires (par team/numéro) qui permettait à l’équipe de se placer sur le départ d’une course malgré des qualifications loupées ou ratées. Notez que ce système ne marche pas chaque weekend s’il s’agit de la même équipe en question, faut pas non plus abuser ! Concernant l’équipe de A.J, elle en a usé plus d’une fois ce système en 20 courses (avant Pocono) et a échoué à se qualifier à 5 reprises. Pour le fondateur, il s’agit d’une audacieuse stratégie : vu le faible nombre d’engagés pour ce meeting (44, pour 43 places rappelons-le), changeons de numéro et profitons pour grappiller quelques points au classement des propriétaires afin de voir potentiellement deux voitures à Indianapolis.



Quand Larry ne peut s'empêcher de casser du bois...(©Motorsport.com)

Bon, autant le dire tout de suite, tout ceci n’a servi à rien vu qu’une seule voiture (#14) n’est engagée pour Indianapolis, avec une non-qualification bien évidemment. La fin de l’été sera terrible pour l’équipe : Larry (qui a le #50 à cette période…) manquera sa qualification quatre fois consécutivement. Finalement, l’équipe recycle le numéro 14 pour Talladega (et jusqu'à la fin de saison) fin-septembre et Larry retrouvera enfin aux joies de la course…Mais celle-ci se terminera très tôt au neuvième tour après un vilain carton avec Jeremy Mayfield. Bilan : plusieurs semaines de repos et un forfait pour les deux manches suivantes : Charlotte et Martinsville II. L’occasion pour Mark Green de sortir de son rôle de coach et d’enfiler son casque, mais il échouera à se qualifier.


©?

Pour les 4 dernières courses, Larry et de retour, l’occasion également de changer de crew-chief : exit Hillman et welcome Greg Conner. Pas de changements notables sur la piste, mais pour l’ultime épreuve de la saison 2003 à Homestead, Ray Evernham, par charité (ou plus probablement par pitié), va offrir un cadeau au A.J Foyt Racing : un moteur up to date et un châssis Dodge tout neuf sorti des ateliers de la Evernham Racing. Très vite, la différence se fait sentir comparé aux autres courses : Larry se qualifie 12e, meilleure qualification obtenue par le jeune pilote texan. Et ce n’est pas qu'un coup de chance: il se montrera tout aussi à son avantage en course en finissant 16e dans le même tour du leader.


Ce qui prouve que Larry a tout de même du potentiel si on lui confie une voiture qui tient à peu près la route.


Meilleure performance pour Larry Foyt à Homestead-Miami, dernière manche du championnat 2003 de la NASCAR Winston Cup (©Robert Laberge)

Mais trêve de bavardage et passons au bilan 2003 : 15 non-qualifications, 1 forfait en 36 courses et un seul top-20. C’est peu, très peu pour Harrah’s qui retire son soutien dès la fin de la saison. Et en novembre, des rumeurs circulent qu’A.J préfère se focaliser uniquement en IRL plutôt que de se ramasser en NASCAR.


Derniers feux…


Finalement, l’A.J Foyt Racing restera en NASCAR Nextel Cup (nouveau sponsor-titre de la série) pour 2004, mais uniquement à temps partiel vu qu’aucun sponsor n’est motivé pour rejoindre les rangs de l’équipe. Son fils Larry reste toujours le pilote de la Dodge #14.


Essais Daytona 500 2004 (©?)

Après deux participations au Daytona 500 et à Rockingham, Larry manquera sa qualification à Las Vegas. Assez pour que l’équipe fasse l’impasse sur les courses suivantes pour ne revenir qu’au Texas, en avril. L’occasion aussi pour A.J de décrocher un sponsor pour cette course avec les concessions Smith Chrysler-Dodge. Larry terminera 28e de cette course.


Un sponsor trouvé à la dernière minute pour le Daytona 500! (©Jamie Squire)

La #14 et de retour deux semaines plus tard à Talladega, mais c’est une non-qualification qui attend le pilote et le team.


Ce sera la dernière fois qu’on verra le A.J Foyt Racing tenter de participer à une course de NASCAR. Une participation à Charlotte au mois de mai a été évoquée, mais faute de moyens et de sponsors, impossible d’effectuer ce voyage. Pendant ce temps, Larry testait une monoplace afin de participer aux 500 miles d’Indianapolis…

La dernière fois qu’on entendra parler du A.J Foyt racing en NASCAR, c’est lors d’une éventuelle participation à Indianapolis en juillet 2004. Comme rien n’a été confirmé, la tentative a surement été avortée.


Texas 2004: dernière fois qu'on verra une voiture du A.J Foyt Racing se qualifier et courir en NASCAR

Ceci marque la fin de l’aventure pour le A.J Foyt Racing dans le monde du stock-car. Son fondateur préfère se focaliser en monoplaces via l’IRL, ou l'équipe arpente le milieu de peloton encore aujourd’hui, bien que la série se nomme désormais Indycar.


Evidemment que le manque de gros moyens n’a pas aidé l’équipe, pas plus que ses maigres résultats en quatre années et demi. Mais il y’avait comme un sentiment d’instabilité annuelle, voire mensuelle, du côté du staff ou des pilotes, jamais une saison sans le moindre bouleversement. Et puis, pas sûr que leur équipement soit à la hauteur des ambitions du team et de son prestigieux patron. Au fait, aucun des pilotes ayant roulé pour le compte du A.J Foyt Racing ne fera carrière en Cup Series les années suivantes. Pourtant, tous ne sont pas dénués de talent, certains sont même champions dans les divisions inférieures, on peut également dire que la hausse du niveau général en Cup Series depuis le milieu des années 1990 couplée à un nombre important d'engagés n'a pas aidé l'équipe à se faire une place au soleil...


Quant au numéro 14 en NASCAR, elle sera utilisée en fin de saison 2004 par une autre équipe : le ppc Racing, elle-même une force dominante en Busch Series à cette période. Ensuite, il faudra attendre 2009 pour revoir le #14 dans la catégorie principale de la NASCAR, avec un certain Tony Stewart, lui-même fan d’A.J Foyt, au volant.


Fin-2004: le numéro 14 réapparaît en NASCAR Cup Series, ce n'est plus A.J Foyt aux commandes, mais une autre team: le ppc Racing, ici John Andretti au volant (©Motrosport.com)

Sources:


Jayski.com

Racing-Reference.info

brock.lastcar.info/




Bien qu'arpentant désormais le ventre mou du peloton, le team de A.J Foyt, nommé aujourd'hui A.J Foyt Enterprises, continue toujours de courir en Indycar, toujours avec le numéro 14, ici Tony Kanaan aux 500 miles d'Indianapolis 2019 (©ABC)

K.N


72 vues

©2019 by fail-auto. Proudly created with Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now